Investissement
24 janvier 2012En Ă©coutant les prĂŞtres de l’Ă©conomie, on a l’impression que rien ne peut exister dans un miracle rĂ©alisĂ© par « les investisseurs ». Les investisseurs dont nous avons peur qu’ils quittent le pays alors qu’ils sont en Chine depuis 20 ans. Les investisseurs Ă qui nous devons notre travail.
Mais c’est une croyance fausse : nous ne travaillons pas grâce Ă la charitĂ© d’un investisseur masquĂ© qui subventionne notre mauvais travail. Nous travaillons car un client paie pour notre service ou notre produit. Ou bien nous travaillons en couverture d’une entreprise cotĂ©e qui ne sait pas quoi faire de ses revenus financiers et cherche une success story Ă raconter. Il existe aussi des activitĂ©s subventionnĂ©es comme le cinĂ©ma ou les mĂ©dia proches de la propagande, et du dumping sur des secteurs soit-disant stratĂ©giques, mais je ne parle pas de ces danseuses, je parle du bon et honnĂŞte travail, celui qui a bercĂ© notre enfance. En reste-t-il ?
J’ai pris contact avec la dure rĂ©alitĂ© en cherchant un investisseur pour LVS, un capital-risqueur aka un business angel, et pourquoi pas une banque.
Les banques n’ont pas ouvert le dossier, comme si il contenait une maladie contagieuse (le travail). Elles ont reposĂ© sur le bureau sans l’ouvrir, et m’ont proposĂ© de me prĂŞter une somme d’argent infĂ©rieure au prix de la maison en la grevant d’une hypothèque. Que cela vous instruise sur la capacitĂ© d’investissement de la BNP, de la Banque Populaire, ou du CrĂ©dit CoopĂ©ratif (qui m’a refusĂ© comme client professionnel après m’avoir pris pour client privĂ©).
CĂ´tĂ© capital risque, j’ai Ă©tĂ© mis en contact par la chambre de commerce du 92 avec un business-angel. La chambre de commerce profite de l’argent public pour faire ce travail de rabatteur afin d’amener tout cuit le gibier dans la gueule des sauveurs de la France : les investisseurs. Accessoirement, les experts des comitĂ©s d’Ă©valuation sont tous planquĂ©s dans l’industrie en question (il suffit de donner leur non Ă gogole pour avoir les CV). Ainsi votre business plan va directement chez vos concurrents majeurs dĂ©jĂ dans la place et passĂ© du cĂ´tĂ© du capital (thomson par exemple).
J’ai fait l’exercice sĂ©rieusement, j’y croyais encore un peu, voici une partie du dossier 2006-2008, je lâche l’affaire alors je balance :
PrĂ©sentation FINANCE INNOV-V2 … le PPS
LVS-production-model ………. le rĂŞve de LVS
LVS-catalogue11 ……………….. le catalogue actuel
LVS-Soleau-DĂ©posĂ©s ………… propriĂ©tĂ© intellectuelle
LVS-Server-Market ………….. contexte, marchĂ© global
LVS-UK-partners ……………… possible partenaires voisins
MVR1 ………………………….. photos première gĂ©nĂ©ration
MVR2 ………………………….. photos seconde gĂ©nĂ©ration
MVRB ………………………….. photos version broadcast
J’avais 20 minutes. Le « prĂ©sident » dont je ne parle pas du physique pour ne pas tomber dans le dĂ©lit de faciès et la discrimination des gros porcs m’a interrompu 2 fois pour me dire que je n’allais pas assez vite (il avait peur d’ĂŞtre en retard pour le prochain repas). Après 20 minutes chrono il m’a coupĂ© par une question directe : « comment je m’enrichis ? »
Ne cherchez pas Finance Innov, la structure n’existe dĂ©jĂ plus, on retrouve les gens chez http://www.finance-innov.com ou http://www.finance-technologie.com ou http://www.innovaday.com ou encore http://www.innovation-idf.org .
Pourquoi les anges de l’investissement sont-ils aussi furtifs ? car les millions d’euros d’argent public destinĂ©s Ă favoriser la crĂ©ation d’entreprise vont directement dans la poche des investisseurs via des sociĂ©tĂ©s bidons qui offrent un vernis de science, un circuit plus court et tellement plus simple Ă gĂ©rer. Après crĂ©ation, les projets europĂ©ens et les financement nationaux tombent naturellement en renfort de ce beau montage. L’idĂ©al Ă©tant d’obtenir plusieurs financements Ă 50%, 40%, 30%, europĂ©en, national ou local, afin d’obtenir naturellement le ratio comptable financement / CA mĂŞme si la sociĂ©tĂ© ne rĂ©alise aucun CA rĂ©el.